Se marier, changer de nom, Welcome In France!..

Du coup de foudre interdit au mariage ma chroniqueuse en herbe Camille nous raconte son histoire, tout est parti de ce commentaire que j’avais fait sur ma page Facebook:

« Longtemps j’ai appréhendé, parce que je trouvais ça nié ou planplan, que s’appartenir (« entre guillemets ») ça fait peur à tous bouh!… maintenant que je l’entends, et que j’ose le dire, je suis fière d’être « sa » il est « mon » …MARI !!, mon mien-à moi- et c’est fun! « 

Camille s’est tout de suite reconnue dans ce commentaire, j’avais résumé son ressenti, alors voici sa version des faits…., changer de nom, prendre deux noms, un seul, qu’est ce que cela représente pour vous ?

Gardez ton nom de jeune femme représente beaucoup pour toi, l’histoire de ta famille t’est chère et chouchou s’y offusque..? Ne sommes nous pas finalement très en retard sur ce sujet?

Notre tradition Judéo-chrétienne est marquée comme un fer rouge avec l’administration française, mais nous sommes en 2012, alors doit-on prendre le nom de son mari « parce que c’est comme ça »? sur ce point là n’y a t-il pas une petite révolution à faire? bien heureusement depuis peu même notre doudou peut prendre notre nom associé au sien! oui il faut le souligner! et pourtant…

Bien souvent il faudra faire face aux remarques d’un autre temps, contrer la protocolaire & « joyeuse » administration française pour celles qui comme Camille ont émis le souhait de prendre un double nom… sachez mesdemoiselles que l’aventure peut-être semé d’embuches!

la distance puis l’engagement & les méandres de notre administration, voici ici l’histoire de Camille!

Être sa femme, n’appartenir qu’à une seule personne, dépendre de quelqu’un. Je ne pensais pas que j’allais connaître ce sentiment un jour, ou tout du moins le connaître si jeune. Moi la jeune étudiante papillonnant d’un garçon à l’autre, privilégiant avant tout sa carrière professionnelle, je ne m’attendais pas à ce qui allait me tomber dessus en cet été 2009 !

Une soirée un peu trop arrosée et me voilà dans les bras de l’ex de ma meilleure amie. Nous sortions tous les deux d’une histoire assez douloureuse et nous ne voulions « surtout pas » nous replonger dans une histoire d’amour. Les règles étaient fixées, pas d’attachement, on se retrouvait en boite de nuit, on dormait chez lui, point… Cette histoire ne pouvait pas durer, lui travaillait sur le Bassin d’Arcachon, moi j’étudiais à Paris, une histoire d’un été… Des règles fixes, sauf quand les sentiments s’en mêlent !!! Trois jours après mon départ à Paris, Mika me demande de rentrer pour le week end car je lui manque…

Cette histoire ne pouvait pas durer, lui travaillait sur le Bassin d’Arcachon, moi j’étudiais à Paris, une histoire d’un été…

Des règles fixes, sauf quand les sentiments s’en mêlent !!! Trois jours après mon départ à Paris, Mika me demande de rentrer pour le week end car je lui manque… Deux mois après, le voilà qui débarque à Paris pour trois jours de vacances qui se sont transformées en trois semaines magiques. Six mois après je quittais Paris pour emménager avec lui et huit mois après nous nous fiancions…

Après un an et demi de préparatifs durant lesquels, candybar, photobooth, pompons, cierges magiques, froufrous n’ont plus eu de secrets pour moi, nous y voilà, le jour J, le premier jour du reste de ma vie… Et ce jour là a bien été le plus beau de ma vie… Un jour où tout s’est déroulé encore mieux que je ne l’espérais. Pas un nuage dans cette journée ensoleillée. Nous avons reçu tellement d’amour ce jour là que nous n’avons en aucun cas regretté nos sacrifices.

Et puis nous voilà, à J+1. Monsieur et Madame se réveillant doucement dans leur suite face au bassin d’Arcachon. Après l’excitation des préparatifs, tout retombe. Ça y est, on l’a fait. Nous sommes mariés, nous voilà à 24 et 25 ans liés « pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort nous sépare ». Après le traditionnel brunch du lendemain, nous permettant de retomber sur terre en douceur, nous rentrons, moi robe de mariée sous le bras, mon cher et tendre mari les bras chargés de cartes de félicitation, livre d’or, bouquets de fleurs, etc… Lui va se coucher, épuisé par les émotions (et par le champagne sûrement) et je reste là, seule dans mon salon, pleurant à chaudes larmes en lisant tous les mots laissés par nos invités.

Puis viennent les jours suivant et toujours cette nostalgie… Ferais je un « wedding blues » ? Je me demande ce que je vais pouvoir faire de mes journées puisque je n’ai plus de mariage à préparer, plus d’idées à trouver sur le net, plus de pompons à confectionner, de colliers de dragées à façonner…

Alors je me lance dans les modifications administratives, ce sera ma nouvelle occupation ! Tout d’abord, premier changement, modifier mon nom de façon officielle, place à ma nouvelle carte d’identité ! Et là, première complication ! En effet, mon mari et moi souhaitant le même nom, à savoir, son nom à lui suivi de mon nom de jeune fille, nous devons nous heurter face à l’incompréhension des secrétaires de mairie qui ne comprennent pas comment après s’être mariée on puisse vouloir garder son nom de jeune fille… (Allo ? Nous sommes au XXIème siècle !!!) Après avoir tant bien que mal réussi à imposer notre choix, la réalité arrive, je n’aurai donc pas officiellement un nom d’épouse, mais un nom d’usage. L’administration française est étrange parfois…. Puis viennent tous les changements : création d’un compte commun, coups de téléphone aux divers compagnies afin de changer notre nom de client… « Votre nom ? Camille F. Ah non pardon ! Madame Camille P.F. » Il va falloir que je m’y fasse ! Je ne suis plus Mademoiselle mais Madame… Qui l’aurait cru qu’à 25 ans je serais la première de mes amies à me marier ? Pas moi en tout cas…

Alors c’est donc ça le mariage ? Une suite de changements administratifs ? Non pas que ça heureusement… Mon mariage à moi, m’aura apporté joie, bonheur, épanouissement, l’impression d’enfin me trouver dans ce milieu du weeding planning. J’ai également gagné une nouvelle famille,  une autre maman et deux sœurs que j’adore. Cela a renforcé nos liens entre mon désormais mari et moi.

 Je me souviens encore de la première personne à qui j’ai présenté Mika comme étant mon mari, entre notre cérémonie civile et la cérémonie religieuse. « Voici Mika, mon mari ». Wouahou, le choc ! Les larmes me montent aux yeux, ma gorge se noue, ça y est je suis une femme mariée ! Je peux le dire, je me suis marié à mon meilleur ami, mon âme sœur, mon confident !

Alors, même si encore aujourd’hui, les personnes ne me connaissant pas m’appellent spontanément Mademoiselle (oui je sais j’ai une tête d’adolescente), je suis une jeune épouse comblée, épanouie. Les filles, préparez vous y ! Le lendemain du mariage n’est pas toujours rose, être une jeune épouse ne ressemble pas aux films. Non être liée pour toujours à l’homme que vous aimez vaut bien tous les petits tracas administratifs du monde !!!

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